La rémunération des agent·es de la fonction publique territoriale est un pilier essentiel de la reconnaissance de leur engagement quotidien. Petite enfance, écoles, action sociale, transports, culture, routes, etc⊠: ces missions indispensables à la vie de chacun·e reposent sur des agent.es dont les conditions salariales ne cessent de se dégrader.
En effet, les traitements indiciaires ont perdu prĂšs dâun quart de leur valeur en euros constants en vingt-cinq ans. Une dĂ©cennie de dĂ©valorisation du point dâindice au dĂ©but des annĂ©es 2000, puis quinze annĂ©es de gel de sa valeur, Ă peine ponctuĂ©es de quelques mesures exceptionnelles : voilĂ le rĂ©sultat dâun choix politique dĂ©libĂ©rĂ© dâappauvrissement des agent·es de la Fonction publique.
Une refonte totale des grilles sâimpose ! nous nâacceptons pas les « bricolages » qui maintiennent une politique de bas salaires qui durent depuis trop longtemps !
Sâajoute Ă cela la guerre au Moyen Orient. Outre les consĂ©quences tragiques pour les populations qui la subissent, cette guerre entraine lâenvolĂ©e des prix de lâĂ©nergie, qui frappe de plein fouet les mĂ©nages les plus modestes, sans quâaucune mesure sociale nâait Ă©tĂ© mise en place.
Depuis le 1er juin, la revalorisation automatique du SMIC en raison de lâinflation a pour consĂ©quence le passage des rĂ©munĂ©rations de certains agent·es de catĂ©gorie C et B sous le salaire minimum. Câest inacceptable !
Pour la FSU Territoriale, laisser les agent·es sâenfoncer dans la prĂ©caritĂ©, câest fragiliser le service public lui-mĂȘme. Des agent·es mal rĂ©munĂ©ré·es, ce sont des difficultĂ©s de recrutement, une perte dâattractivitĂ© des mĂ©tiers territoriaux et, au bout du compte, une dĂ©gradation du service rendu aux usager·es.
Face Ă cette urgence sociale, la FSU Territoriale revendique :
- Lâaugmentation de 20 % de la valeur du point dâindice et lâattribution de 80 points dâindice supplĂ©mentaires Ă lâensemble des Ă©chelons, indispensables pour compenser les pertes accumulĂ©es ;
- Lâindexation automatique du point dâindice sur lâinflation, afin que le pouvoir dâachat des agent·es ne soit plus la variable dâajustement des politiques budgĂ©taires ;
- Le rĂ©tablissement immĂ©diat de la Garantie Individuelle du Pouvoir dâAchat (GIPA) ;
- La reconstruction des grilles indiciaires afin de restaurer une progression de carriĂšre significative et redonner du sens Ă lâavancement, pour que lâengagement et lâexpĂ©rience soient vĂ©ritablement reconnus ;
- La mise en Ćuvre effective de lâĂ©galitĂ© salariale entre les femmes et les hommes, avec des plans dâaction contraignants dans chaque collectivitĂ© ;
- Un plan ambitieux de titularisation pour résorber la précarité et renforcer la continuité du service public ;
- La fin du jour de carence et le rĂ©tablissement de la prise en charge Ă 100 % des arrĂȘts maladie ;
- Le passage progressif à la semaine de 32 heures sans perte de salaire ;
- La pérennisation du régime CNRACL sans en faire peser le coût sur les collectivités au détriment des rémunérations.
Lâurgence est aussi de sortir de la dĂ©pendance aux Ă©nergies fossiles, soumises aux alĂ©as gĂ©opolitiques et aux fluctuations des marchĂ©s. Notre modĂšle Ă©conomique et Ă©nergĂ©tique pĂšse sur les plus bas revenus et accentue le changement climatique. AccĂ©lĂ©rer la transition vers des Ă©nergies renouvelables et se diriger vers une gestion publique de lâĂ©nergie, câest agir Ă la fois pour le climat et le pouvoir dâachat des agent·es.
Salaires, services publics, protection des agent·es, transition Ă©nergĂ©tique : ces combats nâen font quâun pour la FSU Territoriale. Ils sont les piliers dâune sociĂ©tĂ© plus juste, plus solidaire et plus durable. Car on ne peut pas dĂ©fendre le service public sans dĂ©fendre celles et ceux qui le font vivre chaque jour !