Publié le Laisser un commentaire

Revaloriser les salaires pour lutter contre la précarité : une urgence sociale !

La rémunération des agent·es de la fonction publique territoriale est un pilier essentiel de la reconnaissance de leur engagement quotidien. Petite enfance, écoles, action sociale, transports, culture, routes, etc… : ces missions indispensables à la vie de chacun·e reposent sur des agent.es dont les conditions salariales ne cessent de se dégrader.

En effet, les traitements indiciaires ont perdu près d’un quart de leur valeur en euros constants en vingt-cinq ans. Une décennie de dévalorisation du point d’indice au début des années 2000, puis quinze années de gel de sa valeur, à peine ponctuées de quelques mesures exceptionnelles : voilà le résultat d’un choix politique délibéré d’appauvrissement des agent·es de la Fonction publique.

S’ajoute à cela la guerre au Moyen Orient. Outre les conséquences tragiques pour les populations qui la subissent, cette guerre entraine l’envolée des prix de l’énergie, qui frappe de plein fouet les ménages les plus modestes, sans qu’aucune mesure sociale n’ait été mise en place.

Face à cette urgence sociale, la FSU Territoriale revendique :

  • L’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice et l’attribution de 80 points d’indice supplémentaires à l’ensemble des échelons, indispensables pour compenser les pertes accumulées ;
  • L’indexation automatique du point d’indice sur l’inflation, afin que le pouvoir d’achat des agent·es ne soit plus la variable d’ajustement des politiques budgétaires ;
  • Le rétablissement immédiat de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA) ;
  • La reconstruction des grilles indiciaires afin de restaurer une progression de carrière significative et redonner du sens à l’avancement, pour que l’engagement et l’expérience soient véritablement reconnus ;
  • La mise en Å“uvre effective de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, avec des plans d’action contraignants dans chaque collectivité ;
  • Un plan ambitieux de titularisation pour résorber la précarité et renforcer la continuité du service public ;
  • La fin du jour de carence et le rétablissement de la prise en charge à 100 % des arrêts maladie ;
  • Le passage progressif à la semaine de 32 heures sans perte de salaire ;
  • La pérennisation du régime CNRACL sans en faire peser le coût sur les collectivités au détriment des rémunérations.

L’urgence est aussi de sortir de la dépendance aux énergies fossiles, soumises aux aléas géopolitiques et aux fluctuations des marchés. Notre modèle économique et énergétique pèse sur les plus bas revenus et accentue le changement climatique. Accélérer la transition vers des énergies renouvelables et se diriger vers une gestion publique de l’énergie, c’est agir à la fois pour le climat et le pouvoir d’achat des agent·es.

Publié le Laisser un commentaire

Droits en santé des agent·es de la Fonction publique : nouvelle attaque inacceptable du gouvernement

Communiqué de presse de la FSU

Plusieurs projets de mesures attaquant les droits des agent·es de la Fonction publique ont été présentés aujourd’hui en groupe de travail du Conseil Commun de la Fonction Publique.

La FSU dénonce ces nouvelles attaques qui ciblent encore une fois les personnels touchés par des problèmes de santé. La FSU s’oppose à ces nouveaux reculs et continue de se battre pour le renforcement des droits.

Durée maximale des arrêts de travail

Au prétexte de l’application de la loi de financement de la Sécurité sociale à la Fonction publique, la durée maximale initiale des arrêts de travail serait limitée à un mois et celle de leur renouvellement éventuel plafonnée à deux mois. Les conditions de renouvellement seraient complexifiées, permettant ainsi aux employeurs d’appliquer par exemple un jour de carence supplémentaire à chaque prolongement. Ces mesures technocratiques visent à faire des économies et à diffuser l’idée malsaine que les personnes malades abuseraient de leurs droits en matière de santé.

Temps partiel thérapeutique 

En plus de ces reculs qui touchent l’ensemble des salarié·es, le ministre de l’Action et des comptes publics attaque aussi le droit au temps partiel thérapeutique des fonctionnaires. Depuis novembre 2021, un·e fonctionnaire peut être placé·e en temps partiel thérapeutique par son médecin, directement, sans avoir été placé·e au préalable en congé maladie. Ce temps partiel, qui permet de se soigner tout en restant partiellement en emploi, est actuellement de droit pour les trois premiers mois. Le gouvernement veut imposer un délai de trente jours pour l’obtention d’un temps partiel thérapeutique, il préfère manifestement que les agent·es soient en congé maladie plutôt que de favoriser le temps partiel lorsque cela permet le maintien ou le retour à l’emploi.

Les droits des personnels dans le viseur

Le gouvernement se retrouve ainsi en totale contradiction avec les concertations et négociations, pour la santé au travail ainsi que pour l’égalité professionnelles femmes hommes, qu’il a engagées. Ses actes contredisent ses velléités d’amélioration. Déjà, il y a un peu plus d’un an, la rémunération des personnels placé en congé maladie a été réduite de 10%, en incluant les femmes enceintes. Le gouvernement a continué en rognant les droits à autorisation d’absence pour enfants malade. Et maintenant, après avoir rogné les droits parentaux, il s’en prend aux droits des personnels malades.

La FSU dénonce fermement cette politique d’ensemble de restrictions des droits. À l’inverse, la FSU revendique de nouveaux droits ainsi que l’amélioration des conditions de travail, indispensables aussi pour améliorer la santé des agent·es de la fonction publique. Elle continuera d’intervenir pour faire reculer le gouvernement sur ces mesures et défendre les droits des personnels.

 

Publié le Laisser un commentaire

Retour questionnaire : Qu’est-ce qui se passe au SPASS.

Chères Collègues, Chers collègues, 

Fin décembre 2024, la FSU Territoriale lançait auprès de l’ensemble des agents de la Région une enquête intitulée « qu’est-ce qui se passe au SPASS ».

Derrière cet intitulé volontairement accrocheur-avec une touche d’humour- il ne s’agissait évidemment pas de stigmatiser des collègues, mais bien d’ouvrir un espace d’expression. 

Votre très forte participation (1037 réponses) bien au-delà des standards habituels, démontre une réalité essentielle : Un besoin profond d’être écouté, reconnu, et considéré. 

Vous trouverez en cliquant sur le lien du Powerpoint ci-dessus                       une synthèse des principaux constats et propositions issus des réponses recueillies.

Vos retours mettent notamment en évidence :

  • le besoin de davantage de lisibilité et de stabilité dans l’organisation du travail ;
  • des attentes en matière de communication, d’accompagnement et de reconnaissance ;
  • des questionnements concernant la circulation de l’information, l’absence d’outils et procédures partagées et la coordination de certaines activités ;
  • notre aspiration  à bien vivre notre travail, à l’équité, à la répartition des charges et à la prévention des situations de tension professionnelle. 

Ces éléments recoupent des réalités de travail trop souvent disparates, souvent complexes. Ils montrent pourtant toujours :

  • l’investissement quotidien des agents et des encadrants, mobilisés malgré les contraintes rencontrées ;
  • l’attachement des équipes à la qualité du service public.

Et pour cela, le besoin d’un fonctionnement plus collectif fondé sur la considération , la coopération.

Au-delà des constats, plusieurs pistes d’améliorations ont été proposées directement par les agents !

Pour la FSU elles devraient constituer une base pour poursuivre un travail engageant la collectivité visant à renforcer la cohérence des organisations et à améliorer les conditions d’exercice des missions.

La FSU, lors d’une audience au premier trimestre 2026, a pu porter une synthèse des contributions et des principaux constats à connaissance de la Direction Générale. Elle a alors reconnu la qualité et la portée de ce travail. La DGS devait alors (avant le 25 février !) nous faire part des éléments d’analyse et des pistes qu’elle aurait retenus. Nous sommes malgré nos relances toujours en attente d’un retour !

Et maintenant ?

Cette consultation constitue une première étape importante.
Elle dépasse le simple constat d’une situation qui se dégrade, elle permet de mieux  appréhender les situations de terrain et de disposer d’une base solide pour faire évoluer les pratiques.

Poursuivre dans la durée !

Pour la FSU, l’enjeu est donc de poursuivre dans cette dynamique et de se mobiliser pour construire, dans la durée, des conditions de travail plus claires, équilibrées et soutenantes pour toutes et tous.

La Collectivité doit s’engager d’urgence en ce sens pour que se traduisent des améliorations concrètes, visibles, partagées.

Souvenons-nous, les agents seront  toujours plus forts ensemble,  avec nos représentants et nos syndicats, pour peser sur les choix de la Collectivité.

Nous vous remercions toutes et tous pour votre participation et votre implication au sondage. Ce mail est juste un commencement et non une fin.

Syndicalement vôtre.

L’équipe de la FSU du Conseil Régional.

Publié le Laisser un commentaire

Communiqué de presse de la FSU Rémunérations des personnels la fonction publique : l’urgence de mesures salariales ambitieuses

La FSU, avec l’ensemble des organisations syndicales, a claqué la porte du groupe de travail sur les carrières et les rémunérations.

En effet, le ministre David Amiel a ouvert la réunion en annonçant que des mesures immédiates étaient exclues et sans rien proposer d’autre que des discussions destinées à préparer l’après présidentielle. Cette nouvelle fin de non-recevoir est inacceptable !

La FSU a exigé :

– des mesures d’urgence face à l’augmentation du prix de l’énergie et de l’inflation ;

– des mesures immédiates de rattrapage du pouvoir d’achat notamment par le dégel du point d’indice ;

– un plan pluriannuel de revalorisation des grilles pour les catégories A, B et C, accompagné de mesures indiciaires pour toutes et tous.

La FSU a dénoncé une politique volontaire de déclassement salarial de la Fonction publique, et de mesures vexatoires de réduction des droits dont tous et toutes les agent·es font les frais, singulièrement les femmes et les malades. Le gouvernement organise ainsi l’affaiblissement prolongé de la Fonction publique, preuve de son mépris pour ce qui relève de l’intérêt général.

La FSU demande depuis des mois l’ouverture de discussions sur les salaires et les carrières des agent·es de la Fonction publique. Les propos hors sol du ministre ne lui feront pas en rabattre sur ses prétentions. Il n’est pas question d’enjamber l’année 2026 et les mois qui nous séparent de l’élection présidentielle.

La FSU exige que de véritables négociations soient programmées et conduisent à des décisions dès 2026, notamment le dégel de la valeur du point d’indice, première étape d’un plan pluriannuel, aboutissant à l’attribution uniforme de 80 points sur l’ensemble de la grille indiciaire, combinée à une revalorisation d’au moins 20 % de la valeur du point d’indice et à son indexation sur l’indice des prix à la consommation.

C’est une urgence sociale et démocratique au regard du rôle des agent.es de la fonction publique dans les périodes de crise économique, sociale, et écologique. Il est temps de rompre avec ces 10 ans de cadeaux aux plus fortunés et d’appauvrissement de celles et ceux qui œuvrent au service de la population.

La FSU appelle les agent·es de la Fonction publique à se mobiliser massivement le 1er mai pour les droits des travailleuses et de travailleurs et pour les salaires.

 

Publié le Laisser un commentaire

Compte-rendu du CST du 1er avril 2026.

Compte-rendu FSU du CST du 1er avril 2026.

 Ordre du jour :

Approbation du compte rendu de la séance du 12 mars 2026.

  1. DAPS – Alerte signalement éthique – Pour avis

« La refonte du dispositif de signalement alerte éthique permet une mise en conformité avec les évolutions de la réglementation en vigueur, notamment s’agissant des obligations renforcées de confidentialité et de protection tant des lanceurs d’alerte que des personnes mises en cause.

Cette refonte est également l’occasion de renouveler la communication autour de ce dispositif afin qu’il soit porté à la connaissance de l’ensemble des personnels mais également des collaborateurs internes et externes de la Région (élus, prestataires…). Enfin, cette refonte est l’occasion pour la Région de renforcer la confidentialité des saisines dont le recueil sera assuré par le référent alerte éthique et l’anonymat des lanceurs d’alerte en se dotant d’une plateforme numérique dédiée pour recueillir les alertes Â».

La région a fait le choix d’internaliser ce dispositif alors que certaines OS auraient préféré un dispositif externe

La FSU jugera ce dispositif après un an de fonctionnement. Nous espérons que ce dispositif saura trouver sa place au sein de notre collectivité à côté du dispositif violence au travail.                          

Vote FSU : abstention

 

  1. DRH – Tickets restaurant « Edenred + » – Pour information

 

« Ce qu’il faut peut-être retenir, c’est le calendrier de mise en Å“uvre avec effectivement à partir de d’avril une migration, pour les agents de la collectivité de leurs comptes Edenred vers ce nouveau compte client Edenred +, qui ouvre un choix plus large de prestations.

A partir de la mi-mai, l’envoi pour les agents sièges d’un mail et d’un courrier avec les procédures (activation par chaque agent d’un nouveau compte et d’une nouvelle carte).

Ce qui permettra avec un smartphone de payer avec cette carte. Mais également de demander, si l’agent le souhaite, une carte physique et ce sera bien sûr tout à fait valable pour les agents des lycées. La mise en Å“uvre, pour les agents de lycée se fera au moment de la commande annuelle en novembre prochain, là aussi, ils seront informés individuellement de leurs identifiants et des modalités et ensuite, ça permettra donc d’avoir cette nouvelle mesure, la carte existante avec les crédits sur cette carte ne sont bien sûr pas supprimés. Ils seront encore en place et permettront donc d’être utilisés jusqu’à épuisement. Ces modalités seront mises en Å“uvre avec un accompagnement si besoin des services de la DRH.

Il y aura un numéro de téléphone gratuit pour tous les problèmes rencontrés Â».

 

Question diverses /

FSU :

La FSU aimerait avoir un bilan sur les aides d’urgences accordés aux agents en CLM, CLD depuis la décision du Président, ce qui est prévu pour la suite du dispositif dans les mois à venir, ainsi que les solutions trouvées pour remédier à cette situation ?

Réponse des services et de Mme Claire Simon DGA :

« 124 agents ont pu bénéficier de ces aides, à titre exceptionnel, cela représente un montant de 82783 €. Rappelons que ces agents peuvent en parallèle solliciter d’autres aides auprès de la CAF ainsi que la commission de l’aide financière, cependant, dans le cadre de ce dispositif, comme vous le savez, ce sont des aides qui sont versées en raison de leur situation socio-économique donc il y a une instruction de la situation pour chaque agent en fonction de leur situation personnelle.  Donc ces aides n’ont pas un caractère systématique, pour compléter, ce  sujet c’est vraiment de l’actualité, puisqu’on on passe jeudi, à l’occasion de de l’assemblée plénière un rehaussement du plafond des aides sociales, plafonné aujourd’hui à1500 € par année civile donc évidemment c’est quand même assez vite atteint, dans le cas d’une activation telle qu’ on l’a faite sur ce début d’année,  on réhausse donc le plafond à 5000 €, ça sera donc voté jeudi et dans ce cadre-là effectivement ça va nous donner une marge de manÅ“uvre complémentaire pour continuer à accompagner les agents pour lesquels on a pas de solution.

Vous savez qu’on a mis en place, au niveau de la DRH, c’est vraiment du cas par cas, certains agents ont pu finalement rentrer dans le contrat de prévoyance, certains ont pu activer, et on les a accompagnés pour ça, une prévoyance antérieure. Certaines démarches sont encore en cours, c’est vrai que cet environnement assurantiel est un petit peu complexe.

Ce dispositif d’aide sociale ne va pas pouvoir être systématiser chaque mois en compensant le régime indemnitaire parce que là on se mettrait, vous le savez bien, hors cadre.

Par contre on continuera à procéder à des versements, mais dans le cadre d’une instruction, on va dire de d’aide sociale, donc intégrant vraiment les paramètres de situation socio-économique du foyer mais avec un dispositif au plafond remonté à 5000 € pouvoir accompagner ces agents sur les sur les mois qui viennent.

Sur ce sujet, on paye un peu la transition entre les deux systèmes, pour l’avenir, je pense que en fait, on doit tous se féliciter d’avoir avoir conclu un contrat de prévoyance collectif à adhésion obligatoire parce que, finalement, pour l’avenir la question ne se pose pas. Les agents sont directement affiliés. Ils sont hyper couverts, quand même à hauteur de 90% de la rémunération. C’est donc très couvrant, aujourd’hui cela nous rappelle qu’on avait des agents qui étaient sans assurance, qui sont tombés gravement malade, qui se sont retrouvés un peu hors hors cadre légal pendant un moment. Masquer ça, en maintenant nous-mêmes un régime indemnitaire, était illégal. On a été obligé de se mettre en conformité avec la loi Â».

Publié le Laisser un commentaire

Pétition 1 er Mai : Non au coup de Force !

Après le passage en force à l’Assemblée Nationale  pour faire du 1er mai un jour travaillé, Faites SIGNER cette pétition, sans logos car faite dans l’urgence que nous relayons. A faire tourner et signer massivement !

1er MAI courrier intersyndical au Premier Ministre

https://www.change.org/p/non-au-passage-en-force-sur-le-1er-mai?utm_source=share_petition&utm_medium=mobileNativeShare&utm_campaign=share_petition&recruited_by_id=10e9e440-3522-11f1-b654-7bfa02bcc84e&share_id=GWYcHL4Lmp

Publié le Laisser un commentaire

Journée d’action du 31 mars : l’Education c’est nous aussi !

Dans l’Education nationale, l’intersyndicale FSU-UNSA-CFDT-CGT-SUD appelle à une semaine de mobilisation contre les baisses de moyen, du 30 mars au 3 avril avec une journée d’action nationale le 31 mars.

Pour les agent·e·s de la fonction publique territoriale qui travaillent dans les écoles, collèges, lycées et CREPS, la baisse des moyens a des conséquences : par exemple, les suppressions de classes entraînent des modifications d’emploi du temps pour les agent·e·s chargés de l’entretien, l’augmentation du nombre d’élèves par classe alourdit la charge de travail des ATSEM, ou encore les différentes réformes des collèges et lycées qui démultiplient le nombre de salles utilisées et la fréquence des interventions nécessaires des agent.e.s,  sans que ce soit pris en compte par les Collectivités Territoriales.

Ces difficultés s’ajoutent aux problématiques spécifiques à notre versant : salaires qui stagnent, précarisation des postes, sous-effectif, remplacements pas ou mal effectués augmentant la souffrance au travail…

La FSU Territoriale soutient les mobilisations des personnels de l’Education nationale et appelle les agent·e·s travaillant dans les écoles, collèges, lycées et CREPS à à participer aux actions locales afin de faire valoir leurs revendications.

– L’augmentation immédiate de 20% de la valeur du point d’indice et l’attribution de 80 points à tous les échelons ;

– L’indexation des salaires, des minima sociaux, des pensions et du point d’indice sur l’inflation ;

– La reconstruction des grilles indiciaires pour corriger le tassement des carrières ;

– L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;

– Des recrutements statutaires et un plan massif de résorption de l’emploi précaire prévoyant des titularisations ;

– La semaine de 32 heures sans perte de salaire ;

– Des dotations aux services publics et les collectivités territoriales à la hauteur de l’urgence sociale et écologique et des missions transférées aux collectivités.

Un préavis de grève a été déposé par la FSU Territoriale

Preavis-de-greve-FSU-Territoriale-Mars-Avril-2026Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Publié le Laisser un commentaire

Compte-rendu non exhaustif de la FSU du CST du 12 mars 2026.

COMPTE-RENDU NON EXHAUSTIF de la FSU du

COMITE SOCIAL TERRITORIAL 

SEANCE DU JEUDI 12 MARS 2026

A 9H30

Ordre du jour

Approbation du compte rendu de la séance du 3 février 2026.

 

  1. DIRECO – Ajustement de l’organisation de la DIRECO – Pour avis

Le service CART « Commence Artisanat et Relation territoriales » regroupe un total de 18 agents : on passe d’une organisation en râteau, (17 agents, 1 responsable) à la création de 2 unités de 5 agents plus un responsable, et d’un service transversal de 4 agents, (au total CART toujours 18 agents).

Pour la FSU, après contact avec des collègues de la DIRECO, il apparaît que la concertation a plutôt bien fonctionnée néanmoins on déplore que les directions ressemblent de plus en plus à des « armées mexicaines » (les strates hiérarchiques sont encore plus nombreuses qu’à l’époque au détriment des missions de base). A leur prise de fonction, le Président Blanc et Monsieur Bailbé ancien DGS de la collectivité, avaient pourtant dénoncé cet état de fait.

La FSU vote Pour.

  1. DAPS – Signalement alerte éthique – Pour avis

Direction Appui au Pilotage Stratégique :  Dispositif de Signalement Alerte Ethique.

Cela concerne les lanceurs d’alertes

Des précisions juridiques auraient été indispensables pour que nous puissions voter ce dossier. Il semble que le dispositif proposé ne ressemble pas à ce qui se fait dans d’autres régions.Vu le peu de temps laissé aux organisations syndicales pour étudier ce dossier, nous demandons le report de ce rapport avec les autres OS.

Au vu de l’obsolescence du dispositif existant depuis 2018, il ne nous apparaît pas indispensable de se précipiter. En revanche nous demandons la création d’un groupe de travail.

Ce rapport est reporté à la demande des OS.

 

  1. DRH – Augmentation du plafond des aides non remboursables à caractère social – Pour avis

Voir la pièce jointe.

Ces dispositifs d’aides financières ne sont que des traitements palliatifs à posteriori de situations extrêmes pour les collègues. Nous demandons que la Région s’attache à éviter d’arriver à ces situations-là, par le biais de procédures en amont, (attribution de logements, mise en place de mobilité avec des critères familiaux, etc.).

La FSU vote pour.

  1. DRH – Elections professionnelles 2026 – Pour avis

Rapport sur les modalités d’organisation des élections professionnelles de décembre 2026.

Vote Pour des organisations syndicales.

Les représentants du personnel appellent de leurs vœux que dans les futurs CST (comités sociaux territoriaux) ils ne soient plus en face d’un interlocuteur unique mais d’une représentation des élus régionaux dans le cadre du principe de parité.

Il en va du respect dû au personnel par leur employeur territorial.

Intervention finale de la FSU :

La FSU prend la parole dans ce CST afin de pouvoir aborder des sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur et qui préoccupent fortement l’ensemble des agents de la collectivité. Ce ne sont pas des questions mais des demandes faites à l’Exécutif.

1) Nous souhaitons revenir en premier lieu sur le processus qui en 2024 a été présenté par la Région aux Organisations syndicales, comme une « expérimentation » de l’externalisation de huit lycées, et dont le service général a été concédé au secteur privé.

Nous rappelons en préliminaire que la FSU est opposée à toute forme d’externalisation, que ce soit dans nos lycées ou dans d’autres services. Cette opposition n’est pas qu’une posture ou une opposition de principe mais s’appuie sur plusieurs arguments, que ce soit dans nos lycées ou dans d’autres services.

 Les premiers retours confirment d’ailleurs les limites de ces dispositifs. Dans les huit lycées concernés, les agents restés en poste – généralement un agent d’accueil, une personne chargée du ménage et un agent de maintenance – constatent aujourd’hui que la situation est loin d’être un progrès ni pour le Service public rendu à la communauté éducative (et en particulier aux élèves), ni pour eux beaucoup pensaient initialement avoir la chance de rester dans leur établissement ; ils réalisent désormais que cela s’est révélé être une fausse bonne idée. Par ailleurs, parmi les « nouveaux » salariés du privé qui sont censé les « remplacer », plusieurs nous ont indiqué avoir des salaires très faibles et/ou des temps partiels et/ou fractionnés doublés d’amplitudes journalières extrêmes.

Aujourd’hui, dans la quasi-totalité des lycées que nous visitons, des agents inquiets nous interrogent : « Serons-nous les prochains sur la liste ? ». Même les secrétaires généraux des établissements expriment leurs inquiétudes et abordent régulièrement ce sujet avec nous.
Dans un contexte de crise, cette question suscite des interrogations légitimes pour l’ensemble des personnels.

L’année 2026 nous avait été annoncée être celle d’un nécessaire bilan de cette expérimentation -préalable selon l’exécutif- à toute continuation

Outre un vrai bilan incluant une possibilité de « contre-expertise » par les représentants des personnels, nous demandons qu’au moment même où de nombreuses collectivités territoriales font le choix de réinternaliser certaines missions et de recruter à nouveau des fonctionnaires, la Région Auvergne-Rhône-Alpes ne confirme pas un choix inverse.

2°) Ce qui nous conduit au second point. Nous demandons au contraire que les lycées soient correctement pourvus en personnels statutaires et que soient pris en compte par exemple les temps partiels divers, le delta entre les ETP nécessaires et le temps effectif dû aux remplacements par exemple. En conséquence nous demandons la création de groupes de travail visant à élaborer un outil permettant de caractériser et d’objectiver les besoins en dotations d’emplois et de postes.
Nous en profitons pour redemander que nous soit rapidement présenté le tableau des effectifs de l’ensemble des services de la Région et que l’on travaille sur les outils de MàJ de ce tableau tenant compte de la GPEC et évolutions du service Public.

3) Enfin, nous souhaitons aborder la question de la mobilité dans les Lycées. « Favoriser la mobilité » était un engagement important pour notre collectivité. Cela avait été annoncé par la Région lors du CST du 23 mai 2023.  Qu’en est-il aujourd’hui de cette orientation ?

La mise en place de ce processus de recrutement avait alors été envisagée sous forme de « campagnes de mobilité » organisées deux fois par an, avec pour objectif de favoriser les mobilités internes.

La FSU redemande donc la mise en place des groupes de travail promis sur ce sujet, notamment afin d’élaborer un barème partagé reposant sur des critères objectivés et transparents pour l’ensemble des agents.

            4°) Dernier point pour cette séance : Nous souhaitons également évoquer le traitement de l’explosion survenue à Trévoux, dans l’Ain, le 19 décembre 2025, à proximité du lycée du Val de Saône.

Nous répétons que la manière dont les collègues présents le soir même ont été pris en charge par le gestionnaire, la gestion de la crise tant par la hiérarchie fonctionnelle que par les services de la Région dans les jours qui ont suivi l’explosion sont révélateurs de pratiques qui interrogent sur la prise en compte de ce type de risques accidentels à l’échelle de la Région.

Nous demandons la mise à l’ordre du Jour de la F3SCT une enquête accident suivie d’une prise en compte dans le cadre du Plan d’Action Santé Sécurité.

5°) La FSU souhaite également revenir sur les groupes de travail initialement annoncés, concernant les critères de modulation de l’IFSE : comment ces critères sont-ils objectivés, quels outils et documents sont mis en place, comment la chaîne de décision est-elle formalisée et qui assure la validation finale avant la prise de l’arrêté par la Collectivité ? La FSU demande la mise en place urgente des groupes de travail promis.

 

 

Publié le Laisser un commentaire

Grève féministe du 8 Mars : l’appel de la FSU

Le 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, partout dans le monde, les femmes se mobilisent pour conquérir des droits et les rendre effectifs.

LA FSU EN GRÈVE FÉMINISTE par solidarité avec les femmes du monde entier ! Alors que les droits des femmes sont menacés par la montée des extrêmes droites, la progression des forces conservatrices et réactionnaires, la multiplication des conflits armés, la FSU réaffirme sa solidarité avec les femmes victimes et avec celles qui résistent et luttent pour l’égalité, la démocratie et la justice sociale et continue à s’engager dans les mobilisations.

LA FSU EN GRÈVE FÉMINISTE pour les services publics ! Les attaques budgétaires contre les services publics vont peser lourdement sur les femmes qui représentent 63% des personnels de la Fonction publique et en sont aussi les principales usagères. Si le projet des 3 jours de carence semble abandonné, le passage à une indemnisation à 90% va avoir des conséquences néfastes sur la rémunération des agentes en arrêt maladie, en particulier les plus bas salaires.

LA FSU EN GRÈVE FÉMINISTE pour la santé des femmes ! La spécificité de la santé des agentes de la Fonction publique et son impact sur leurs conditions de travail restent insuffisamment pris en compte en termes de prévention et de nouveaux droits. La FSU revendique la possibilité de bénéficier d’autorisations d’absence de droit, sans justificatif médical pour des problématiques spécifiquement féminines engendrant des symptômes invalidants (menstruations, ménopause, endométriose…).

LA FSU EN GRÈVE FÉMINISTE contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) ! Les récentes affaires judiciaires témoignent du caractère systémique des violences faites aux femmes et de la culture du viol dans notre société patriarcale. Les violences sexistes et sexuelles restent à un niveau très élevé et il est urgent d’engager une véritable éducation à l’égalité, à l’EVARS. La FSU acte positivement la publication du programme EVARS mais des formations doivent être mises en place pour que les personnels puissent s’en emparer. La FSU, avec une 60aine d’organisations, revendique une loi-cadre intégrale qui prenne en compte tous les aspects de la lutte contre les violences faites aux femmes : prévention, traitement et accompagnement des victimes, prise en compte de chaque plainte avec conduite d’enquête rigoureuse et sanction des agresseurs.

Publié le Laisser un commentaire

Le ministère de la Fonction publique s’attaque aux droits des agent⋅es : trop, c’est trop !

Le ministère de la Fonction publique s'attaque aux droits des agents : trop, c'est trop !

Alors que le ministère de la fonction publique répète à l’envi qu’il y a nécessité de mieux protéger les agent⋅es publics, alors qu’il annonce vouloir travailler à un nouveau plan « santé au travail », alors qu’il mène une négociation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et hommes, il agit strictement à l’inverse !

En dix jours, ce n’est en effet pas une mais deux attaques qui sont portées aux personnels de la Fonction publique, à peine un an après avoir diminué de 10 % la rémunération maintenue en cas de congé maladie…

La semaine dernière, pour répondre à l’injonction du Conseil d’État de réglementer les dispositions applicables aux autorisations d’absence liées à la parentalité et à certains événements familiaux, le ministère de la fonction publique s’attaque aux droits des personnels en cherchant à diminuer le nombre de jours pour enfant malade ou pour certaines absences pour décès.

Ce jeudi, c’est au tour du temps partiel thérapeutique d’être dans le collimateur. Sans bilan chiffré, ni employeur public présent au groupe de travail, la DGAFP ouvre des discussions sur le temps partiel thérapeutique pour en durcir les conditions d’octroi et de régénération du droit, pour transformer en pratique ce droit statutaire de protection des agent·e·s en un dispositif de gestion des ressources humaines. Les premier⋅es touché⋅es seront les professions les plus exposées et celles les plus féminisées.

Parce que le choix politique de l’austérité budgétaire porte aujourd’hui atteinte à la santé des personnels de la fonction publique, à l’égalité professionnelle et pour signifier son refus déterminé de tout recul, la FSU et les autres organisations syndicales ont quitté le groupe de travail sur le temps partiel thérapeutique.

La FSU exige l’abandon immédiat de ces projets et appelle le gouvernement à cesser ses attaques contre les droits, la santé et les conditions de travail des agent·es publics.

La FSU exige par ailleurs la suppression du jour de carence et le retour du maintien à 100% du traitement en congé maladie ordinaire.