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Droits en santé des agent·es de la Fonction publique : nouvelle attaque inacceptable du gouvernement

Communiqué de presse de la FSU

Plusieurs projets de mesures attaquant les droits des agent·es de la Fonction publique ont été présentés aujourd’hui en groupe de travail du Conseil Commun de la Fonction Publique.

La FSU dénonce ces nouvelles attaques qui ciblent encore une fois les personnels touchés par des problèmes de santé. La FSU s’oppose à ces nouveaux reculs et continue de se battre pour le renforcement des droits.

Durée maximale des arrêts de travail

Au prétexte de l’application de la loi de financement de la Sécurité sociale à la Fonction publique, la durée maximale initiale des arrêts de travail serait limitée à un mois et celle de leur renouvellement éventuel plafonnée à deux mois. Les conditions de renouvellement seraient complexifiées, permettant ainsi aux employeurs d’appliquer par exemple un jour de carence supplémentaire à chaque prolongement. Ces mesures technocratiques visent à faire des économies et à diffuser l’idée malsaine que les personnes malades abuseraient de leurs droits en matière de santé.

Temps partiel thérapeutique 

En plus de ces reculs qui touchent l’ensemble des salarié·es, le ministre de l’Action et des comptes publics attaque aussi le droit au temps partiel thérapeutique des fonctionnaires. Depuis novembre 2021, un·e fonctionnaire peut être placé·e en temps partiel thérapeutique par son médecin, directement, sans avoir été placé·e au préalable en congé maladie. Ce temps partiel, qui permet de se soigner tout en restant partiellement en emploi, est actuellement de droit pour les trois premiers mois. Le gouvernement veut imposer un délai de trente jours pour l’obtention d’un temps partiel thérapeutique, il préfère manifestement que les agent·es soient en congé maladie plutôt que de favoriser le temps partiel lorsque cela permet le maintien ou le retour à l’emploi.

Les droits des personnels dans le viseur

Le gouvernement se retrouve ainsi en totale contradiction avec les concertations et négociations, pour la santé au travail ainsi que pour l’égalité professionnelles femmes hommes, qu’il a engagées. Ses actes contredisent ses velléités d’amélioration. Déjà, il y a un peu plus d’un an, la rémunération des personnels placé en congé maladie a été réduite de 10%, en incluant les femmes enceintes. Le gouvernement a continué en rognant les droits à autorisation d’absence pour enfants malade. Et maintenant, après avoir rogné les droits parentaux, il s’en prend aux droits des personnels malades.

La FSU dénonce fermement cette politique d’ensemble de restrictions des droits. À l’inverse, la FSU revendique de nouveaux droits ainsi que l’amélioration des conditions de travail, indispensables aussi pour améliorer la santé des agent·es de la fonction publique. Elle continuera d’intervenir pour faire reculer le gouvernement sur ces mesures et défendre les droits des personnels.

 

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BAISSE DE LA RÉMUNÉRATION EN CAS D’ARRÊT MALADIE : UNE MESURE INJUSTE ET INJUSTIFIABLE

BAISSE DE LA RÉMUNÉRATION EN CAS D’ARRÊT MALADIE : UNE MESURE INJUSTE ET INJUSTIFIABLE

La réduction de 100% à 90% de la rémunération maintenue des trois premiers mois en congé maladie à compter du 1er mars pénalise et stigmatise une fois encore les agent·es de la Fonction publique. Cette mesure vient s’ajouter à la suppression de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA), et à l’absence de mesures salariales générales. 

Importante dégradation des conditions de travail, les femmes sont les premières victimes face à cette attaque directe contre des agentes qui, chaque jour, assurent des missions essentielles. 

En obligeant les agent.e.s à arbitrer entre leur santé et leur portefeuille, cette mesure, qui s’ajoute au jour de carence, risque de favoriser la transmission des maladies – entre collègues mais aussi au public accueilli. C’est également un risque d’aggravation des affections et des arrêts plus longs en conséquence. Les quelques économies en amont engendrent plus tard de beaucoup plus lourdes dépenses tant pour des employeurs devant remplacer leurs agent.es que pour la Sécurité sociale.

Cette mesure est aussi une attaque frontale contre un principe fondamental de la Sécurité sociale : protéger les agent·es contre les pertes de revenus découlant d’une incapacité de travail en raison de leur santé. 

La FSU Territoriale dénonce cette mesure qui pénalise à nouveau nos collègues les plus fragiles :

Nous demandons que chaque collectivité revendique la possibilité de maintenir les indemnités journalières à hauteur de 100% pour ses agent.es, ce qui ne représente pas une dépense supplémentaire sur le budget mais réellement un geste fort envers les agent.es aux situations de plus en plus précaires. 

Les agent.es ne doivent pas payer la crise budgétaire ! C’est pourtant bien la solution trouvée par le gouvernement. Alors qu’il demande aux collectivités de faire des économies, il leur propose de faire les poches de leurs agent.es pour renflouer leur caisse.

Nous revendiquons que les sommes récupérées par les collectivités grâce à ce mécanisme inique soient reversées aux agent.es concerné.es. Il faut que chaque collectivité organise ce remboursement par des actions de prévention, d’amélioration des conditions de travail et de mesures en faveur des plus précaires notamment par la mise en place et l’abondement de mécanismes d’action sociale.