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Revaloriser les salaires pour lutter contre la précarité : une urgence sociale !

La rémunération des agent·es de la fonction publique territoriale est un pilier essentiel de la reconnaissance de leur engagement quotidien. Petite enfance, écoles, action sociale, transports, culture, routes, etc… : ces missions indispensables à la vie de chacun·e reposent sur des agent.es dont les conditions salariales ne cessent de se dégrader.

En effet, les traitements indiciaires ont perdu près d’un quart de leur valeur en euros constants en vingt-cinq ans. Une décennie de dévalorisation du point d’indice au début des années 2000, puis quinze années de gel de sa valeur, à peine ponctuées de quelques mesures exceptionnelles : voilà le résultat d’un choix politique délibéré d’appauvrissement des agent·es de la Fonction publique.

S’ajoute à cela la guerre au Moyen Orient. Outre les conséquences tragiques pour les populations qui la subissent, cette guerre entraine l’envolée des prix de l’énergie, qui frappe de plein fouet les ménages les plus modestes, sans qu’aucune mesure sociale n’ait été mise en place.

Face Ă  cette urgence sociale, la FSU Territoriale revendique :

  • L’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice et l’attribution de 80 points d’indice supplĂ©mentaires Ă  l’ensemble des Ă©chelons, indispensables pour compenser les pertes accumulĂ©es ;
  • L’indexation automatique du point d’indice sur l’inflation, afin que le pouvoir d’achat des agent·es ne soit plus la variable d’ajustement des politiques budgĂ©taires ;
  • Le rĂ©tablissement immĂ©diat de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA) ;
  • La reconstruction des grilles indiciaires afin de restaurer une progression de carrière significative et redonner du sens Ă  l’avancement, pour que l’engagement et l’expĂ©rience soient vĂ©ritablement reconnus ;
  • La mise en Ĺ“uvre effective de l’égalitĂ© salariale entre les femmes et les hommes, avec des plans d’action contraignants dans chaque collectivitĂ© ;
  • Un plan ambitieux de titularisation pour rĂ©sorber la prĂ©caritĂ© et renforcer la continuitĂ© du service public ;
  • La fin du jour de carence et le rĂ©tablissement de la prise en charge Ă  100 % des arrĂŞts maladie ;
  • Le passage progressif Ă  la semaine de 32 heures sans perte de salaire ;
  • La pĂ©rennisation du rĂ©gime CNRACL sans en faire peser le coĂ»t sur les collectivitĂ©s au dĂ©triment des rĂ©munĂ©rations.

L’urgence est aussi de sortir de la dépendance aux énergies fossiles, soumises aux aléas géopolitiques et aux fluctuations des marchés. Notre modèle économique et énergétique pèse sur les plus bas revenus et accentue le changement climatique. Accélérer la transition vers des énergies renouvelables et se diriger vers une gestion publique de l’énergie, c’est agir à la fois pour le climat et le pouvoir d’achat des agent·es.

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Droits en santé des agent·es de la Fonction publique : nouvelle attaque inacceptable du gouvernement

Communiqué de presse de la FSU

Plusieurs projets de mesures attaquant les droits des agent·es de la Fonction publique ont été présentés aujourd’hui en groupe de travail du Conseil Commun de la Fonction Publique.

La FSU dénonce ces nouvelles attaques qui ciblent encore une fois les personnels touchés par des problèmes de santé. La FSU s’oppose à ces nouveaux reculs et continue de se battre pour le renforcement des droits.

Durée maximale des arrêts de travail

Au prétexte de l’application de la loi de financement de la Sécurité sociale à la Fonction publique, la durée maximale initiale des arrêts de travail serait limitée à un mois et celle de leur renouvellement éventuel plafonnée à deux mois. Les conditions de renouvellement seraient complexifiées, permettant ainsi aux employeurs d’appliquer par exemple un jour de carence supplémentaire à chaque prolongement. Ces mesures technocratiques visent à faire des économies et à diffuser l’idée malsaine que les personnes malades abuseraient de leurs droits en matière de santé.

Temps partiel thérapeutique 

En plus de ces reculs qui touchent l’ensemble des salarié·es, le ministre de l’Action et des comptes publics attaque aussi le droit au temps partiel thérapeutique des fonctionnaires. Depuis novembre 2021, un·e fonctionnaire peut être placé·e en temps partiel thérapeutique par son médecin, directement, sans avoir été placé·e au préalable en congé maladie. Ce temps partiel, qui permet de se soigner tout en restant partiellement en emploi, est actuellement de droit pour les trois premiers mois. Le gouvernement veut imposer un délai de trente jours pour l’obtention d’un temps partiel thérapeutique, il préfère manifestement que les agent·es soient en congé maladie plutôt que de favoriser le temps partiel lorsque cela permet le maintien ou le retour à l’emploi.

Les droits des personnels dans le viseur

Le gouvernement se retrouve ainsi en totale contradiction avec les concertations et négociations, pour la santé au travail ainsi que pour l’égalité professionnelles femmes hommes, qu’il a engagées. Ses actes contredisent ses velléités d’amélioration. Déjà, il y a un peu plus d’un an, la rémunération des personnels placé en congé maladie a été réduite de 10%, en incluant les femmes enceintes. Le gouvernement a continué en rognant les droits à autorisation d’absence pour enfants malade. Et maintenant, après avoir rogné les droits parentaux, il s’en prend aux droits des personnels malades.

La FSU dénonce fermement cette politique d’ensemble de restrictions des droits. À l’inverse, la FSU revendique de nouveaux droits ainsi que l’amélioration des conditions de travail, indispensables aussi pour améliorer la santé des agent·es de la fonction publique. Elle continuera d’intervenir pour faire reculer le gouvernement sur ces mesures et défendre les droits des personnels.

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